Gaëtan Martinez domine la Race to Hell

Le pilote français a dominé la fameuse course d’enduro extrême qui a réuni 100 quads et SSV en Toscane (Italie) fin février. Retour sur la 2e édition de la Race to Hell !

Les courses d’enduro extrême pour les quads et SSV sont plutôt rares dans nos contrées, hormis le Challenge Xtrem Quad qui était organisée par l’équipe de Joël Tourand. Mais hélas, faute de bénévoles pour préparer l’épreuve, le président du team Xtrem Quad Creuse ne relancera pas cette épreuve de démonstration en 2020… Il fallait donc se tourner jusqu’à présent vers la réputée Hunt The Wolf en Roumaine. Sauf que, depuis l’année dernière, nos voisins italiens ont décidé de créer la « Race to Hell » ; traduisez par la course vers l’enfer ! Tout un programme. Si Joël Tourand avoue que cette course disputée en Toscane est un cran en-dessous de l’extrême roumaine en termes de difficultés, la Race to Hell impose d’être rapide sur un terrain cassant et pointu sur la navigation, deux qualités qui avaient déjà permis à Gaëtan Martinez de terminer second en 2019 sur son Renegade 800.

 
Pierriers, ornières et… trous de 2 m !

Pour cette seconde Race to Hell, les organisateurs italiens avaient dessiné un tracé de 60 km à parcourir deux fois. Malgré son esprit Baja, il était bien copieux aux yeux des observateurs ! Déjà, il faut avoir un œil sur le GPS pour suivre la bonne trace, mais on dira même un œil et demi sur le terrain car les pièges étaient nombreux. Si les 60 km furent globalement roulants, de nombreux obstacles naturels pouvaient surprendre les moins concentrés. Il n’était pas rare de tomber sur des ornières en plein milieu de la piste ou, pire, sur des trous de près de 2 mètres, dont il est inutile de vous préciser qu’il faut être bon trialiste pour les franchir ! Si chaque pilote roule en solo à son rythme, Gaëtan nous a avoué qu’ils se sont bien entraidés avec ses deux concurrents principaux. Un bel esprit de solidarité qui n’existe pas toujours sur la Hunt The Wolf…

 
La solidarité prime en enduro extrême

Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une course et que le résultat prime avant tout. C’est là que le pilotage fait la différence : « Il faut être mobile sur la machine et en dehors, nous précise Gaëtan. Il est essentiel de connaître ses propres limites et celles de sa machine avant de se lancer sur ce genre d’épreuve ». Et nul besoin d’avoir une machine de guerre avec des milliers d’euros de préparation pour s’imposer. Pour sa part, notre pilote breton exilé en Auvergne fait confiance en son Can-Am Renegade 800R xc de 2011 ! Seule grosse modification par rapport à la livrée de série : « Quatre pneus Maxxis Big Horn aux dimensions d’origine et surtout bien gonflés pour éviter les crevaisons » nous assure Gaëtan. Il faut toutefois rappeler que la version xc du Renegade est pourvue d’excellents amortisseurs Fox et des jantes Beadlock évitant le déjantage.

 
13h45 de course pour le vainqueur !

Cet ensemble de qualités a donc permis à Gaëtan Martinez de s’imposer avec 39 minutes d’avance sur le second, après quand même 13h45 de lutte acharnée sur les deux jours de course… Imaginez que les derniers ont mis plus de 62 heures pour finir l’épreuve ! Le Belge Eric Laudeley et le Polonais Aleksander Mazurkiewicz complètent le podium. Le second français Carmelo Gueli (Polaris Sportsman 1000) termine 10e à quelque 5h51 du vainqueur. On retrouve ensuite Cédric Pihan (19e), Joffrey Gagnière (21e), Fred Mioche du team Scramblermania à la 24e place et enfin notre ami Joël Tourand (Xtrem Quad Creuse) à une 33e place bien méritée après plus de 41 heures de bataille ! Maxime Lemoine et Yoann Verly n’ont eux pas été classés. Une belle présence française au milieu d’une majorité de différentes nationalités (Polonais, Allemands, Suisses, Tchèques, Estoniens, Espagnols et les locaux Italiens bien sûr). En catégorie SSV, elle fut remportée par le duo Morandi/Magni (Polaris RZR), mais aucun équipage français ne figure parmi les tandems italiens et allemands. Quant à leur présence à la Hunt The Wolf, planifiée du 7 au 12 septembre 2020, elle dépendra notamment d’une volonté de s’entraider pour le déplacement…


Retrouvez les classements complets sur le site de la Race to Hell