Vers une réglementation dans les dunes de Merzouga

Entre les raids organisés et les locations sur place, les véhicules motorisés, surtout les quads et les SSV, sont de plus en plus nombreux dans les dunes de l’Erg Chebbi, au Sud du Maroc. Des rumeurs faisaient déjà état de plaintes d’associations écologistes. Grâce au grand quotidien marocain Le Matin et l’enquête menée par notre consoeur Ilham Lamrani Amine, nous avons appris qu’un projet de réglementation des sports mécaniques était à l’étude sur le secteur de Merzouga.

Les autorités de la région de Drâa-Tafilalet, où se trouvent les dunes de Merzouga, viennent en effet de soumettre à des opérateurs locaux un projet de cahier des charges concernant les conditions d’organisation des loisirs motorisés par les loueurs, les organisateurs d’événements (rallyes, rassemblements, raids, etc…) et même les particuliers. La réglementation prévue obligera tout d’abord à n’utiliser que des véhicules homologués et immatriculés. Elle imposera également aux entreprises prestataires d’être immatriculées au registre du commerce et auprès des organismes sociaux, mais aussi d’être fiscalement en règle. Les demandeurs non-marocains devront également produire les mêmes attestations délivrées par les organismes de leur pays d’origine. Les demandes des particuliers devront être accompagnées de documents d’identité (CNI ou passeport), d’une carte grise et d’un certificat d’assurance. Il est également prévu d’instaurer une taxe au profit de la commune de Taous, destinée à couvrir les frais d’entretien, de balisage, de signalisation et de nettoyage des sites. Elle serait de 50 DH pour les quads et les motos et de 150 DH pour les SSV et autres véhicules (soit moins de 5 et 15 €). L’amende en cas de défaut de règlement de cette redevance serait de dix fois ces montants et s’accompagnera du retrait de l’autorisation pour une durée d’un an et deviendrait définitive en cas de récidive. Il faut donc s’attendre aussi à un accroissement des contrôles sur le terrain par les forces de police et de gendarmerie. Un projet de cahier des charges serait également à l’étude pour l’organisation des bivouacs.