Impact de l’état d’urgence sanitaire sur les randonnées

Crédit photos : CODEVER

CODEVER : lettre du 26/10/2020

Depuis le 14 octobre, la France vit à nouveau sous le régime de l’état d’urgence sanitaire. Le décret 2020-1262, paru le 17 octobre, pose de nouvelles restrictions à la liberté de circuler. On fait le point.

Exit la déclaration sanitaire pour les sorties regroupant plus de 10 personnes. Nous voilà rendus au stade de l’interdiction des rassemblements de plus de 6 personnes, sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public.

Échappent à cette interdiction de principe :

  • Les manifestations revendicatives, moyennant une déclaration préalable ;
  • Les rassemblements, réunions ou activités à caractère professionnel ;
  • Les services de transport de voyageurs ;
  • Les établissements recevant du public dans lesquels l’accueil du public n’est pas interdit en application du présent décret ;
  • Les cérémonies funéraires organisées hors des établissements mentionnés au 3° ;
  • Les visites guidées organisées par des personnes titulaires d’une carte professionnelle.

Le Préfet obtient tout de même le pouvoir de restreindre ou d’interdire ces activités « lorsque les circonstances locales l’exigent ».

Les premiers retours des organisateurs confrontés à ces nouvelles règles montrent que les préfectures en font une interprétation éminemment restrictive. Elles considèrent ainsi qu’aucune randonnée ou manifestation sportive de plus de 6 personnes ne peut avoir lieu sur la voie publique.

S’est ajoutée depuis le 24 octobre la mesure de couvre-feu, qui interdit dans une cinquantaine de départements toute circulation entre 21 heures et 6 heures, sauf motifs impérieux.

Nous ne pouvons que vous inviter à faire preuve de prudence dans l’organisation de vos activités.

Pour Edyth Quincé, Présidente du CODEVER :

« Les mesures imposées par le Gouvernement et les Préfets peuvent sembler excessives au regard d’autres pathologies, mais ce sont là des choix politiques qui engagent des débats et des actions citoyennes n’entrant pas véritablement dans le champs de compétences du Codever.
En attendant la résolution de cette crise, il n’y a guère d’autre choix que d’adopter des mesures de prévention et de précaution sanitaires si l’on ne veut pas achever notre système de santé déjà fort mal en point.
Quand la pandémie sera circonscrite, il nous faudra redoubler de vigilance voire de combativité si nécessaire pour retrouver totalement notre liberté de circuler et nos espaces de liberté pré-Covid.
»

Par ailleurs, le CODEVER tient à faire part de tout son soutien moral aux organisateurs contraints à annuler leurs évènements, ainsi qu’à l’ensemble des hébergeurs et commerces impactés par ces annulations.