Essai / Polaris RZR XP 1000 EPS 2019

Polaris reste l’initiateur du SSV sportif et si le nouveau RZR XP 1000 EPS n’est pas le plus puissant de la gamme, il se présente comme le plus aiguisé en termes de design. Premier galop d’essai d’un millésime 2019 qui préfigure la prochaine décennie.

Que de chemin parcouru depuis le premier RZR 800 né en 2007 dans le Minnesota (USA) ! De ce premier SSV sport-loisir, il ne reste que le nom et l’identité visuelle, qui a toutefois grandement mué au fil des millésimes. Douze années plus tard, les RZR sont au nombre de huit au catalogue entre les 570, 900, 1000, XP 1000 et Turbo, dans leurs largeurs 50, 60 ou 64 pouces et 2 ou 4 places… Voilà ce que l’on peut appeler une offre pléthorique ! Des deux nouveaux RZR 1000 présentés en avant-première en septembre dernier au Polaris Camp en Corrèze, le RZR XP 1000 EPS est le plus novateur ; même si le RZR S 1000 EPS (21 290 €) répondra sans aucun doute aux attentes d’un plus grand nombre de clients en succédant au best-seller S 900. Il affiche en effet une nouvelle calandre, bardée de phares à LED – dont certains sont optionnels – qui collent bien à la tendance actuelle, mais surtout un nouvel habitacle avec une planche de bord redessinée, et, n’ayant pas peur des mots, nettement plus qualitative que les précédents modèles de RZR.

Le constructeur américain évolue sur plusieurs fronts en même temps, et il est vrai que les General et Ranger 1000 – mais aussi le RS1 ! – avaient peut-être un peu trop “canabalisé” le bureau de design au détriment des RZR. Quoi qu’il en soit, le XP 1000 EPS 2019 a reçu un joli coup de crayon et se place finalement très bien entre le polyvalent RZR S 1000 et le surpuissant RZR XP Turbo de 168 chevaux. Possédant la même base moteur ProStar® atmosphérique que le S 1000, mais avec une cavalerie portée à 110 chevaux (contre 100 chevaux pour le S) grâce à un travail porté sur l’électronique, le XP 1000 reprend en revanche le gabarit généreux du RZR Turbo… Ça va, vous suivez ?!? A la différence près que les débattements des suspensions du XP 1000 de 534 mm avant/arrière sont plus gargantuesques que le Turbo 2018, toujours présent au catalogue en attendant un nouveau modèle. Et c’est ce qui offre ce confort remarquable au XP 1000 par rapport au RZR S 1000, avec lequel nous avons également roulé lors de ce même essai.

Au fil des millésimes, Polaris a abandonné les amortisseurs Fox Podium au profit d’éléments Walker Evans, et force est de reconnaître que le résultat est à la hauteur. Même avec les réglages d’origine, le XP 1000 se révèle confortable sur les petits chocs et avale les plus grosses contraintes avec progressivité. Autre point fort de ce nouveau RZR, la position de conduite. Avec un angle de colonne de direction différent, l’inclinaison du volant offre une meilleure prise en main et donc une meilleure expérience de pilotage. Et comme nous sommes immergés dans l’excellent siège baquet réglable en recul, nous apprécions d’autant plus les trajectoires imposées via une direction assistée qui reste toujours aussi neutre. Un point fort que l’on retrouve sur tous les Polaris, quads comme SSV. Pour la liaison au sol, la marque américaine confie le rôle aux pneus Maxxis Big Horn de 29 pouces, une monte robuste pour ce genre de véhicule atteignant les 658 kilos à vide.

Contrairement au RZR S 1000, le XP 1000 repose sur des jantes en alu de 14 pouces (pneus Dirt Commander de 27″ sur jantes de 12″ pour le S). Cet ensemble de roues permet de faire grimper la garde au sol de 32 à 35 cm, une valeur amplement suffisante en tout-terrain. Cette hauteur – et le débattement des suspensions – réclame toutefois de bien gérer ses trajectoires pour ne pas accentuer un roulis cependant bien maîtrisé par les barres de torsion avant et arrière. Du côté des transmissions, le choix est là aussi multiple, avec les modes 4×2 et 4×4 évidemment – et toujours avec le système On Demand cher à Polaris – mais également un différentiel arrière qui facilite les manœuvres dans les espaces réduits et limite les marques au sol lors des demi-tours. Concernant le freinage, on ne peut pas reprocher quoi que ce soit à un véhicule homologué T1b et par conséquent limité à 60 km/h par cette législation castratrice… Et c’est probablement sur cet unique point que Polaris Europe – comme d’autres constructeurs – devra travailler pour contrer son concurrent direct Can-Am, qui a pris un wagon d’avance en adoptant la certification T1b ABS, ce système anti-blocage qui permet de repousser la vitesse de pointe maxi. Une toute dernière précision, le Polaris RZR XP 1000 EPS présenté sur nos images disposait d’accessoires optionnels non compris dans le tarif de base de 25 990 €, à savoir un nouvel arceau et son toit en alu, des harnais, des barres anti-encastrement et six phares à LED, des équipements qui augmentent encore son style très agressif. Enfin, nous remercions la concession Ride Attitude à Pont-Sainte-Maxence pour l’aide apportée à cet essai !

 

Liste des concessionnaires

 

     

(Liste non exhaustive)