Rallye-Raid / Turkmen Desert Race

Approchés par la présidence du Turkménistan, Jean-Louis Schlesser et René Metge ont abattu un travail colossal en un temps record pour lancer un rallye-raid de 1 500 km sur 5 jours. Et en SSV, Jean-Claude Ruffier a encore frappé du haut de ses 78 ans !

Quelque 75 équipages ont pris le départ de cette Turkmen Desert Race 2018, première du nom. Forts de leurs expériences successives de pilote, team manager et organisateur, le savoir-faire indéniable du tandem Schlesser / Metge, a permis de créer une nouvelle épreuve de rallye-raid. Et de belles machines de course de s’élancer sur ce tracé inédit, avec les Mini, Overdrive, 3008 DKR côté auto ou Kamaz et Maz côté camions. En SSV, on retrouve des noms connus, comme le duo Jean-Claude Ruffier et Jérôme Bos, venus valider les modifications effectuées sur leur Can-Am Maverick #300 en vue de la prochaine édition de l’Africa Eco Race. Ils ont toutefois été surpris par l’architecture démesurée d’Achgabat dès la descente de l’avion, ville qui a accueilli les Jeux Asiatiques en 2017. Comme quoi, un rallye-raid à l’autre bout du monde offre toujours une part d’exotisme et de découverte. Mais c’est avant tout la piste qui intéresse le doyen de l’épreuve « Papi Ruffier », surnom donné par le Service Presse du Turkmen Desert Race face aux 78 ans de l’inoxydable pilote…

L’objectif du team Ruffier Racing est de terminer les 5 étapes et donc d’aller au bout des 1 500 km du tracé, ce qui n’a rien d’évident avec ces pistes exigeantes et cette température qui avoisine les 50 degrés… Une chaleur qui imposera d’ailleurs un arrêt de 12 minutes aux deux coéquipiers pour reprendre leurs esprits. Une pause forcée qui n’entachera pas leur résultat du premier jour avec une belle 2e place dans la catégorie SSV. Les deux étapes suivantes filent sans encombre et leur permet de conserver cette position. Mais la compétition réserve parfois des surprises, et la mauvaise tombe après 50 km de chrono le 4e jour, avec la casse d’une courroie de transmission pourtant neuve. Un incident qui leur fait perdre 30 minutes et surtout une place au général. Le podium virtuel est toujours sous leurs pieds, mais une nouvelle casse de courroie intervient à 40 km de l’arrivée du rallye, obligeant le tandem français à lever le pied pour voir le drapeau à damier, faute de pièce de rechange. Malgré ces deux pannes, Jean-Claude Ruffier et Jérôme Bos se classent troisièmes de ce rallye-raid derrière les duos Pitavy/Colombet et Diers/Brousse (également sur Can-Am Maverick X3), ce qui est de bon augure selon eux pour l’Africa Eco Race 2019, course qu’ils avaient brillamment terminé à la 5e place en 2018.


Toutes les infos sur le rallye Turkmen Desert Race et les résultats sur ce lien