Reportage / Rock Winter Day

« On est venu pour le concentré de technique. On voulait rouler dans la neige et on a été servis. On ne s’attendait d’ailleurs pas à ce qu’il y en ait autant, mais c’était bien ! ». Comme Marceaux, un quadeur vosgien venu avec un groupe d’amis de la concession Choffe de Lerrain, les participants du premier Rock Winter Day ont vécu un véritable raid hivernal, de ceux qui vous laisse des souvenirs impérissables !

 

Un Beaujolais, raide et blanc

Le rendez-vous était à Quincié, un petit village du Beaujolais, au pied du Mont Brouilly. L’équipe d’Amada était déjà sur place pour accueillir une quinzaine de quads, une demi-douzaine de SSV, mais aussi une dizaine de motos et autant de 4×4, tous venus de la région, mais aussi de Lorraine, des Vosges, de Savoie, de Normandie, des Ardennes et même de Suisse. Après le briefing, ils sont partis soit derrière un guide, soit en autonomie en naviguant au road-book. Le vent frais soufflant au moment du départ s’est vite transformé en pluie et, dès la première grimpette, un quad bute sur un rocher et part en tonneaux. Heureusement, il y a plus de peur que de mal pour le pilote et sa machine, mais le ton de ce premier Rock Winter Day est donné : le parcours sera technique et il va falloir faire preuve d’adresse et de concentration tout au long des 147 km au menu de la journée… Les pentes caillouteuses s’enchaînent et, dès 600 m d’altitude, avant d’arriver au Col bien nommé de la Casse froide, la pluie se transforme en neige et tombe sur un sol verglacé par endroits. Les quads descendent ensuite vers la Vallée de l’Azergues, dont la traversée à gué est sagement contournée. Les cailloux masqués par la neige entrainent déjà des crevaisons qui ralentissent les groupes. Malgré le froid et le manque de visibilité, chacun profite cependant du plaisir intense de rouler dans le Grand blanc.

 

Sueurs froides à la Roche d’Ajoux

Ce Rock Winter Day, c’est une idée de fin de soirée de Lucas Rosset, après le Raid Bleu. « On ne proposait rien pendant la période hivernale et je voulais tester un format différent de nos raids sur 2 ou 3 jours, explique-t-il. Sur un samedi, cela laisse le temps aux participants de se reposer et de revenir le dimanche ». Le fils du boss de l’agence Amada a donc porté son projet jusqu’au bout en préparant le tracé, puis rédigé le road-book avec ses copains motards et quadeurs de Lamure-sur-Azergues et des environs. « Je suis très content du résultat, ajoute Lucas. On a vite fait le plein de participants et on aurait pu être le double tellement on a reçu de demandes« .Sur les pistes, vu le temps, il vaut mieux oublier le pique-nique à l’heure du déjeuner. Trempés comme des soupes, certains auront cependant des difficultés à trouver une auberge pour les accueillir. Il faut pourtant reprendre des forces car le parcours de l’après-midi annonce encore une montée infernale jusqu’à la Roche d’Ajoux, puis des circonvolutions à près de 1000 m d’altitude, autour du Mont Saint-Rigaud, le point culminant du Beaujolais. Une fois repartis sur des pistes de plus en plus enneigées, il n’y a que trois 4×4 équipés pour le baroud et un RZR monté grâce à son treuil qui parviennent au prix d’efforts considérables jusqu’à cette roche promise. Les autres doivent se replier sur un parcours un peu moins difficile ou une déviation indiquée par prudence dans le road-book de Lucas.

 

On remet ça l’année prochaine !

En dehors de deux 4×4 plantés jusqu’au pare-chocs, qui seront sortis à grand peine avec l’assistance de l’équipage de fermeture, c’est autour de 20 heures que les derniers groupes rentrent à Quincié. Gelés, fourbus mais heureux. « Super, génial, sympa avec un beau tracé » lance Anthony, un gars de Bourg-en-Bresse qui effectuait sa première randonnée organisée. « Je ne m’attendais pas à la pluie, et encore moins à la neige, mais on n’a pas hésité, on a enfilé le coupe-vent et on y est allé, poursuit-il. On regrette juste de ne pas avoir pu profiter de plus d’arrêts et du casse-croûte qu’on avait préparé, puis d’avoir dû faire trois restaurants avant d’en trouver un qui nous accepte. Sinon, je suis très satisfait de l’accueil et de cette journée. C’est à refaire »Et Marceaux de répondre en écho « Rouler dans la neige, il n’y a pas mieux, c’est génial. Les conditions étaient exceptionnelles et ça a mis du piment dans la randonnée. On était un bon groupe avec un ouvreur excellent ! On a dû faire demi-tour qu’une seule fois, mais on a été retardé par les crevaisons et même un déjantage ». Après une soirée animée à Beaujeu, Lucas Rosset avait lui aussi de quoi être satisfait. « Je suis content d’avoir pu mener ce projet de bout en bout et on a eu des supers retours dès ce soir, dit-il. On a eu la chance d’avoir ces conditions météorologiques qui ont bien contribué à la réussite de cette journée. Ce fut un plaisir de l’organiser et on va continuer à apporter ce genre de plus à ce que fait Amada depuis 30 ans ». Vous pourrez retrouver un album photo dans la soirée sur notre page Facebook.

 

Texte & photos : Pierre Devaux