Raid Bleu J3 / Marathon entre montagne et forêts

Pour participer au Raid Bleu, on peut intégrer un groupe organisé par un concessionnaire ou un professionnel, comme 1001 Quads ou Univers Tout Terrain, ou bien encore rouler seul, voire avec quelques amis, à condition que l’un d’entre eux sache naviguer avec un road-book. Pour ceux qui trouvent cette tâche ardue ou fastidieuse, il reste la possibilité de suivre un guide recruté par l’agence Amada. Pour vivre cette expérience, nous sommes donc partis pour cette 3e journée avec Nicolas et Dominique, deux passionnés charentais qui assurent cette fonction depuis plusieurs années.

Comme d’habitude, le parcours débute par une traversée des vignobles, puis la montée vers les crêtes du Beaujolais, cette fois pour mettre le cap au Sud, vers le Pays des Pierres Dorées. Un soleil timide illumine la traversée des forêts qui coiffent les cimes et les premières grimpettes dans la caillasse. Nicolas découvre avec plaisir le nouveau tracé proposé et quelques pistes inédites qui donnent l’impression de vivre un nouveau Raid Bleu. Après avoir franchi la Vallée de l’Azergues, on grimpe sur une deuxième ligne de crêtes par un long raidillon parsemé de rochers et de passages ravinés qui mettent les nerfs et la mécanique à rude épreuve. Mais cette année, en plus de l’excellente organisation d’Armada Aventure, votre site d’infos préféré avait ajouté un petit point ravitaillement pour permettre à tous (et à toutes !) de reprendre quelques vitamines !

Sous un ciel de plus en plus couvert, on saute ensuite de col en col, au gré de longs chemins forestiers et de pistes de débardages, dont les carrefours semblent tous balisés de croix, un bon point de repère même pour des guides avisés comme Nicolas. Le parcours s’oriente de son côté vers le Nord afin de rejoindre la pause déjeuner à Poule-les-Echarmeaux. « En roulant en tiroir et en prenant un peu d’avance après chaque changement de direction, j’essaie de permettre aux gens du groupe de découvrir la région et de rouler le plus librement possible, à leur rythme, confie notre guide. En général, ça se passe très bien. Il y en a même qui demandent à revenir avec moi comme les équipes des Côtes d’Armor et du Bourbonnais que je guide cette année. On rencontre des gens des quatre coins de France et même de Belgique. On vit des bons moments, d’une telle intensité qu’on en parle ensuite toute l’année. On a aussi beaucoup de plaisir à se retrouver ici d’une année sur l’autre. On a une responsabilité, mais guide sur le Raid Bleu, ce n’est que du bonheur ! ».

L’après-midi se poursuit sur les hauteurs, avec des boucles autour de Grandris et de la Vallée de l’Azergues sur des pistes toujours aussi grasses et encombrées de branchages abattus. Les kilomètres s’enchaînent jusqu’à un nouveau retour par la célèbre « Piste du gaz ». A l’arrivée à Régnié-Durette, le totalisateur affiche une fois encore plus de 160 km pour la journée. Il ne reste plus qu’à se changer pour la traditionnelle soirée de gala animée par Yves Crouzet, qui, cette année, commence par une ovation méritée pour l’équipe de bénévoles qui a bataillé toute la semaine pour ouvrir les pistes, tronçonner les arbres et dégager les branches arrachées par les chutes de neige. Demain dimanche, dernière étape, avec une nouvelle boucle de 120 km dans le Beaujolais vert.