Halte à la désinformation

Qu’on les appelle rumeurs, bobards, idées reçues, calomnies, ou fake news, les fausses informations continuent à circuler allègrement dans les médias et même de plus belle depuis l’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux. Les loisirs motorisés, et notamment le quad et le SSV, en sont régulièrement la cible. Le Codever a heureusement réagi en éditant une petite brochure « Stop à la désinformation », dont voici quelques extraits sous forme de “vrai ou faux ?”

 

Les pratiquants des loisirs verts motorisés sont dangereux, peu respectueux des autres usagers et de l’environnement.

FAUX : Comme toujours, il faut se méfier des généralisations hâtives, même reprises dans des documents officiels, car elles reviennent à mettre tout le monde dans le même sac. Bien sûr, comme dans toutes les activités, notamment de loisir, il existe des irresponsables et des délinquants qui se conduisent mal au guidon d’un quad ou au volant d’un SSV. Ils ne représentent cependant qu’une infime minorité, mais leurs méfaits sont trop systématiquement mis en avant et exploités pour dénigrer nos loisirs.

 
La dangerosité pour les autres usagers des chemins n’est pas non plus avérée, loin de là.

VRAI : Les accidents impliquant un usager motorisé et un non-motorisé sur un chemin sont en effet rarissimes. Les pouvoirs publics sont d’ailleurs incapables de fournir des chiffres en la matière, et la situation n’a jamais paru justifier une étude d’accidentologie de la part de l’Etat. Les tarifs d’assurance proposés aux conducteurs de quad, de SSV, de 4×4 ou de moto verte – essentiellement utilisés en randonnée – sont même largement moins chers que les tarifs pour les véhicules routiers. Cela démontre clairement que les véhicules tout-terrain ne constituent pas une catégorie à risque.

 

Le manque de respect envers les autres usagers est rare.

VRAI : Là encore, les faits observés démentent la plupart du temps les « on-dit », comme le montre les statistiques de l’Observatoire des chemins créé par le Codever. Les incivilités existent, mais la grande majorité des randonneurs motorisés respecte les recommandations des règles du savoir-vivre et des chartes, telles que les 10 conseils du Codever.

 
Les accusations de nuisances pour l’environnement sont largement infondées.

VRAI : Les usagers motorisés randonnent par goût de la liberté et de la nature et ils prennent soin de respecter l’environnement. Les émissions de CO2 des véhicules tout-terrain sont infimes, d’autant plus qu’ils roulent en général beaucoup plus lentement sur les chemins que sur la route. Les traces qu’ils peuvent laisser sur des chemins gras ou boueux ne constituent pas non plus des atteintes à l’environnement puisque ces voies sont par essence destinées à la circulation et ne sont donc pas des espaces naturels. Qui plus est, il est fréquent que des quads ou des SSSV ramassent des déchets laissés par d’autres usagers et leurs clubs participent régulièrement à des actions de nettoyage, de débroussaillage ou d’entretien, notamment dans le cadre des Journées des chemins.

 

Les quads et les SSV (homologués, immatriculés et assurés) n’ont pas le droit de circuler hors des routes et des chemins.

VRAI : Depuis l’instauration de la Loi Lalonde en 1991, il est interdit à tous les véhicules motorisés de circuler dans les espaces naturels en dehors des voies de circulation ouvertes. Les seuls exceptions concernent les véhicules remplissant une mission de service public (pompiers, police de l’environnement, etc.), les exploitants agricoles ou forestiers, les propriétaires et leurs ayant-droits à des fins privés sur leurs terrains à la condition que le maire ou le préfet n’ait pas interdit par arrêté motivé, « L’accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l’air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites ou leur mise en valeur à des fins esthétiques, écologiques, agricoles, forestières ou touristiques ».