Raid Bleu 2019 / Etape 2, la grosse journée

Un rayon de soleil est venu illuminer le départ des participants du 33e Raid Bleu, qui se sont renforcés de quelques unités notamment avec l’arrivée d’une grosse équipe JPS emmenée par Jérémy Soyez. Dans son briefing, Dominique Rosset, le boss de l’organisation, a annoncé un programme de la journée particulièrement copieux : une étape de 150 km dans les reliefs du Haut-Beaujolais suivie d’une nocturne facultative de 120 km !

Pour ceux qui en douterait encore, l’appellation « Raid » n’est pas usurpée ! Cette première boucle de 150 km nous emmènera vers les vallées de l’Azergues et du Reins puis jusqu’à Saint-Claude Huissel, au-dessus d’Amplepuis, où sera donné le départ d’une étape nocturne facultative de 120 km pour rentrer à Régnié-Durette. Hélas, le soleil n’a pas duré et dès les premières pentes au milieu des vignobles, le crachin et le brouillard ont repris possession du ciel pour toute la journée. L’attention des pilotes était surtout fixée sur les pistes, quelques mètres devant le nez de leur machine, car les obstacles n’ont pas manqué. Les collines du Haut-Beaujolais sont en effet truffées de pistes et de raidillons malmenés par les travaux forestiers et les intempéries. C’est un festival permanent de ravines, de pierriers, de racines ou de mares de boue qu’il s’agit de négocier avec adresse. On retrouve ainsi des passages bien connus dans les grimpettes et les bourbiers autour des Echarmaux, de Ranchal, Cours-la-Ville ou du Mont Pinay avant d’arriver finalement au Cergne, où l’association a préparé une choucroute pour le déjeuner. Le parcours de l’après-midi s’oriente ensuite vers le Sud, sur de nouvelles pistes glissantes ou défoncées au milieu des forêts de pins, mais aussi des chemins un peu plus roulants entre les champs et les prairies.

Le départ de la nocturne crée une sérieuse animation dans le petit bourg d’Amplepuis et même si les organisateurs attendent que la nuit soit installée pour lâcher successivement les motos, les quads, les SSV et enfin les 4×4, alors que tous les participants sont loin d’être arrivés jusque-là… Les plus prudents ou les plus fatigués ont pris la décision de rentrer directement à leur gîte. Comme il se doit, cette nocturne sera ponctuée d’aventures, car si les chemins restent les mêmes que dans la journée, la nuit offre des sensations tout autres et la navigation au road-book – avec des repères logiquement plus difficiles à voir – se complique également. Les courageux auront la bonne surprise de retrouver le camion d’assistance de l’organisation à mi-parcours, avec de quoi reprendre de l’énergie pour terminer l’étape.